dimanche 22 janvier 2006
Rillauds, rillettes et confits

Nos expériences gastronomiques régionales continuent avec les rillauds (ou rillaults ; tiens word ne connaît ni l’un ni l’autre, bouh). Ces morceaux de porc, qui sont cousins des rillettes (du Mans ou de Tour, je n'entrerai pas dans la polémique) mais ressemblent plutôt à des gros lardons, sont en effet une spécialité régionale. Nous avons donc acquis une boîte de rillauds, chez la comtesse s’il vous plaît (du Barry, rue de la Roë), tant qu’à faire, hein. Et par un moche dimanche d’hiver, on s’est dit qu’il était temps de travailler notre culture et on les a ouverts (ouah ça rime).

Les rillauds de la comtesse

J’ai été très surprise par le goût ; selon moi ça ressemble beaucoup plus à du confit de canard, que j'ai l'habitude de manger, qu'à des rillettes ou des lardons. Je suis donc allée faire un tour sur la toile pour savoir comment sont fabriqués le confit de canard et les rillauds et voir si les recettes ont des points communs (je ne devrais peut-être pas dire ça, je devrais savoir comment on fait du confit de canard, moi, fille, petite fille, nièce, etc. de gersoise, mais je pense que de toute façon je me suis irrémédiablement discréditée lorsque j'ai avoué être incapable de reconnaître l'arrière et l'avant d'un poulet (mort hein parce que vivant c'est facile faut pas abuser non plus :-) ) maman si tu me lis euh, j’apprendrai un jour promis).

Confit de canard gersois ; le gers c'est bon, mangez-en !

Et tout s’explique : les rillauds sont confits dans la graisse, exactement comme le canard confit. La définition de confire ou du confisage est assez large, mais pour la viande en gros ça signifie « faire cuire longtemps dans sa propre graisse ». Cette cuisson longue casse les liaisons faibles existant entre les protéines de la viande, ce qui permet aux protéines, qui sont des longues chaînes, de glisser les unes par rapport aux autres et donne l’aspect fibreux (bon en résumé de chez résumé piqué ici). Mais alors il y a quelque chose que je ne comprends pas : les rillettes, apparemment, sont exactement la même chose que les rillauds, mais cuites plus longtemps, et pourtant elles n'ont pas ce goût particulier de confit. Si quelqu’un a une idée, ne vous gênez surtout pas ! (M. Hervé This, si vous passez par là ça serait super sympa de répondre :-) ).

Bon, ça m’a donné faim tout ça. Ah chouette il en reste pour ce soir ! Ah oui parce que j’ai quand même oublié de vous dire l’essentiel : les rillauds c’est vachement bon !! (avec des pommes de terre et de la raclette cela dit c’est pas génial pour le régime sans cholestérol ; madame la comtesse (enfin la dame du magasin en fait mais elle ressemble tout à fait à l'idée que je me fais d'une comtesse) nous avait conseillé d’accompagner avec une salade verte ; je pense que c’est plus sage, effectivement. Hips !
 
écrit par Marianne le 22.1.06 | Permalien | 8 petits mots
mardi 17 janvier 2006
Concert Brass Band des Pays de la Loire à la Tessoualle (Cholet)

Samedi, petit tour à la Tessoualle dans la banlieue de Cholet pour aller écouter le brass band des pays de Loire en concert, qui nous avait tapé dans l’oreille à Soleils d’Hiver. Cette fois, on a entendu les discours de présentation, qui étaient extrêmement intéressants puisque le président du brass band nous a parlé du mouvement brass band, et nous a présenté les différents instruments qui le composent.



Avant tout il faut savoir qu’il n’y a qu'une quinzaine de brass bands en France ! Les brass bands sont issus d’Angleterre où ils étaient très répandus, notamment lorsque les mines étaient en exploitation, et que chaque ville/mine/puits avait son ensemble. D'où le titre en VO du film les Virtuoses qui est « Brassed off »*.

Les Virtuoses à Londres

Et contrairement à ce que je croyais jusqu’à il y a peu, brass band n'est pas la traduction d'harmonie ou de fanfare (contrairement à ce qui est écrit sur Wikipédia) ! C'est également un ensemble qui regroupe des cuivres, mais des cuivres bien particuliers, dits « doux », qui ne sont pas forcément utilisés dans d’autres types de formation. En fait la confédération musicale de France dit très précisément :
« [Les brass bands] sont composés en principe comme suit :
dix cornets - un cornet mib - un ou deux bugles - trois ou quatre saxhorns alto - deux saxhorns barytons - deux euphoniums - trois trombones (deux ténors et un basse) - deux tubas mib - deux tubas sib. »

Ce qui ressemble tout à fait à ce que le président nous a présenté (ou à ça), si ce n’est qu’il n’a pas tout à fait utilisé les mêmes mot, avec en plus des percussions (très bien aussi au passage).

J’étais assez épatée parce que j’avais pris les cornets à piston pour des trompettes, et que je serais même encore maintenant bien en peine de différencier un saxhorn d’un euphonium ou d’un tuba. Mais pour ceux que ça intéresse, j’ai trouvé quelqu’un qui vous explique très bien ce dernier point. Et ça peut devenir très compliqué comme vous pouvez le voir sur ce site !

Un cornet à pistons (merci Wikipedia)



Une trompette (merci Wikipédia)

Moi qui ne suis pas musicienne, je trouve tous ces instruments fascinants. D’abord ils ont des noms rigolos, puis ils ont l’air imparfaits, comme s’ils étaient un résultat de tâtonnement optimisé au feeling, allez tiens je vais te rajouter un bout de tuyau ici, un bitonieau là… ça souffle et ça force le musicien à des positions bizarres… et pourtant les hommes arrivent à les dompter et à en sortir des sons magnifiques ! Mais je m’égare :-).

Le concert était excellent, maîtrisé de bout en bout, avec notamment une prestation magnifique du trombone solo (il respire par les oreilles ou quoi ?? :-) ), et un programme aussi varié que plaisant. J’ai déjà parlé de la musique d’harmonie, qui est bien plus riche que la plupart des gens ne le soupçonne, eh bien ça vaut aussi pour un brass band et on en a eu un exemple formidable samedi. D’ailleurs on a acheté le CD, et il a eu l’air d’avoir du succès. Le morceau que nous avions reconnu à Soleils d’Hiver comme étant aussi sur la BO des Virtuoses, c’est Floral Dance, de K. Moss. Si vous voulez avoir un petit air entraînant qui va vous trotter dans la tête pendant des semaines, on vous recommande !

Il y a également eu un morceau joué par les élèves de l’école de musique du coin, encadrés par les musiciens, initiative que nous avons trouvée très sympa (et puis c’est toujours rigolo de voir un petit garçon tenir à deux bras un instrument plus gros que lui ; mention spéciale à celui du premier rang trop chou avec son énorme euphonium :-) ). Ça nous a aussi permis d’observer la différence entre des trompettes et des cornets à piston, qui est vraiment flagrante quand on voit les deux côte à côte.

Le brass band des pays de Loire à la Tessoualle
le 14 janvier 2006 (désolée pour la piètre qualité de la photo...)


En résumé, si vous avez l’occasion d’aller écouter un brass band, et en particulier celui-ci, le brass band des pays de la loire, dirigé par Jean-Claude Baulin, courez-y, ça vaut le détour !



*Oui j’enfonce le clou mais bon ya pas cinquante films qui en parlent aussi bien ; cela dit si quelqu’un connaît un bon film mettant en scène un brass band (ou une fanfare ou une harmonie, on n’est pas sectaires) plus de 5 secondes (donc non, Harry Potter 4 ne compte pas), qu’il ne se gêne pas pour le signaler !

 
écrit par Marianne le 17.1.06 | Permalien | 10 petits mots
dimanche 1 janvier 2006
WSS 1 - la découverte

C’est incroyable, il faut que je commence des études pour me retrouver à manier le balai. De ma vie entière je n’ai jamais vu autant de poussière dans un même endroit, on dirait l’intérieur d’un sac d’aspirateur. En fait j’ai même cru un moment que quelqu’un était venu répandre de la fausse poussière pour nous faire une blague mais en fait elle avait l’air honnête (la poussière). Il y en avait tellement que même les araignées ne s’y aventuraient plus !
Cette pièce n’a pas du être ouverte depuis des décennies. À croire qu’on est les premiers à manquer de place ! Il faut dire que l’assoce commence à avoir accumulé pas mal de trucs, et partager l’armoire avec ces connards du bureau des élèves c’était plus trop possible.
C’est pour ça qu’on a demandé le bureau au 4ème étage du bâtiment B, de toute façon personne ne s’en servait, d’ailleurs je sais même pas comment V. a eu cette idée, je ne savais même pas qu’il y avait un bureau là (en même temps il n’y a que lui pour consulter les plans d'évacuation de tous les endroits où il va :-) ). Par contre c’est chiant faut se taper les escaliers à chaque fois, c’est peut-être pour ça que personne n’y allait jamais.
Je me demande à quoi il servait avant ce bureau. On dirait une sorte de salle d’archives avec plein de paperasses, pourtant rien ne semble classé. Ou alors elle a été cambriolée, mais pourtant non, car tout était sur les étagères, un genre de pagaille organisée. En tout cas on a jeté la plupart des documents, de toute façon ils tombaient en lambeaux. Impossible de lire quoi que ce soit pour savoir de quand datait tout ce fourbi. On a quand même trouvé un truc pas mal et bien conservé.


Je l’ai filé à Geoffroy, il adore ce genre de trucs, et je m‘en suis gardé une copie. J’avais entendu parler de cette histoire de souterrains sous la Maine mais je pensais que ce n’était qu’une légende. J’aimerais bien aller y faire un tour ! Ce pleutre de Geoffroy n’est pas très chaud mais je pense que je l’aurai à l’usure. En attendant, ça ne m’empêchera pas de chercher les entrées. C’est bête que le plan ne soit pas plus précis…

 
écrit par Marianne le 1.1.06 | Permalien | 2 petits mots