mercredi 31 août 2005
Joyeuse fête des blogs !


Aujourd’hui c’est la fête des blogs (eh oui ça existe !). Pour l’occasion, il est proposé que chaque blogueur donne des liens commentés vers 5 de ses blogs favoris, pour élargir les horizons de chacun. Je trouve que c’est une excellente idée ; malgré la pléthore de blogs qui existe, c’est un peu comme les livres, il n’est pas forcément facile d’en trouver à son goût.

Je m’excuse d’avance auprès de tous ceux dont je ne parlerai pas bien que je les adore ; cinq ce n’est pas beaucoup, et je vais essayer de ne pas citer ceux que je cite régulièrement.

Enfin, je vais commencer par faire une exception pour Le hamburger et le croissant, qui est dans mes liens. Ce blog est très spécial pour moi, parce qu’Estelle, qui est une de mes grandes copines d’école (d’école de quand on était grandes, à Strasbourg), est ma marraine de blog. C’est par son blog que j’ai découvert ce support, c’est elle qui m’a donné envie d’en créer un à mon tour et qui m’a aidée et m’aide encore quand j’ai des soucis techniques (ou des questions métaphysiques). Son blog relate « les aventures culinaires d’une française un peu turque aux USA ». Vous y trouverez des recettes originales et bien commentées, des visites de restaurants, cafés, marchés dans son coin (vers Philadelphie), et tout plein d’autres choses en rapport avec la cuisine ; le tout assaisonné de belles photos et de textes légers et délicieux. Le hamburger et le croissant connaît un succès monstre et elle passe régulièrement dans des journaux. C’est vraiment un régal de blog ! (Pour les amateurs, il en existe une version turque).

Dans le genre blog modèle, Technologies du Langage est également un de mes favoris. Jean Véronis, professeur à l’université d’Aix en Provence, livre ses « Commentaires – Actualités – Réflexions » sur les technologies du langage. Ses billets sont toujours très instructifs, extrêmement agréables à lire, souvent drôles, et parfois absolument brillants (ceux sur la guerre entre google et yahoo ont été repris dans le monde entier). Ne vous laissez pas effrayer si vous tombez sur un billet en anglais, c’est en français habituellement mais il traduit ceux qui traitent de problèmes internationaux.

Naked Translation est le blog de Céline, une traductrice freelance. Elle alterne les petits billets rigolos sur la traduction d’un mot ou d’une expression et les réflexions sur la traduction, le rôle du traducteur, la façon de travailler quand on est indépendant, etc. Très intéressant, plutôt pour les traducteurs ! (Pour ceux qui ne le savaient pas vous l’avez maintenant deviné : je suis traductrice, enfin presque…)

Tout aussi spécialisé, Blitzoire est le blog de Zid, historien de son métier et spécialisé dans le Moyen-Age. Le blog se veut « Apologie pour l'histoire ou le métier d'historien, combats pour l'histoire, l'histoire continue... une vie de médiéviste, tout simplement. ». Même si, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, je n’y connais pas grand chose en histoire, j’apprécie énormément sa façon de partager sa passion, avec une écriture très érudite au style parfois un peu désuet (c’est plutôt adéquat pour un historien), mais une telle flamme dans les propos… Tous ses billets sont passionnants (même si certaines parties trop « techniques » m’échappent) et puis on ne peut s’empêcher d’éprouver beaucoup de tendresse et d’admiration pour quelqu’un d’aussi savant et qui semble en même temps gentil et vulnérable, c’est un peu Robert Langdon mais en mieux, quoi :-).

Enfin, Claire, une étudiante dans le domaine de l’édition, passionnée de et spécialisée en science-fiction, tient un blog très original nommé Le projet Clairwitch. Avec une écriture incisive et moderne, elle fait un mélange entre des critiques de livres et de films de science fiction et des histoires sur la vie d’une étudiante dans l’édition. C’est très drôle, très inspiré, et les amateurs de science fiction pure et dure se régaleront particulièrement et pourront y trouver plein d’idées de bouquins.
 
écrit par Marianne le 31.8.05 | Permalien | 3 petits mots
mardi 30 août 2005
Europe 2 Angers

La rose des sables de la place François Mitterrand

La semaine dernière un animateur d’Europe 2 Angers (94.8 pour les angevins) m’a proposé de venir parler de mon blog quelques minutes, pour l’émission les blog-notes qui passe vers midi tous les jours.
Moi qui n’avais jamais mis les pieds dans un studio de radio, j’ai bien sûr sauté sur l'occasion ! (Merci David pour avoir fait passer l’info ! Gio je lui ai parlé de toi)
J’avais donc rendez-vous vendredi aux aurores dans le studio qui est tout près de la place François Mitterrand, celle avec la grosse rose des sables (et aussi une sculpture de Mitterrand, dont je ne mets pas la photo car quelqu’un lui a fait des jolies moustaches et je voudrais pas qu’on croit que je me moque de lui :-)). J’avais un peu le trac, du coup j'étais assez bien réveillée contrairement à mon habitude.
Finalement ça s’est très bien passé ; j’ai juste été un peu déçue par le studio que j'imaginais plus impressionnant : une petite pièce à l’air normal avec juste un peu de matériel et une paire de micros et des cartes du coin affichées partout.
L’animateur J-S Huard est très sympa et a réussi à me mettre à l’aise. Je crois que j’ai dit pas mal de banalités mais pas de grosse boulette. Normalement ça passe cette semaine ou la prochaine ; si quelqu’un qui habite dans le coin veut écouter, vous me direz ce que ça donne !
Apparemment Europe 2 est très portée sur les blogs, puisqu’elle fait aussi une émission nationale appelée Radio Blog le soir à 21h. Ça me donne envie d’écouter la radio tout ça ! Et pour ceux qui l’attendent, oui le billet sur Radio G! va arriver !
 
écrit par Marianne le 30.8.05 | Permalien | 5 petits mots
samedi 27 août 2005
Anjou du Québec


Je viens de découvrir complètement par hasard que l’un des arrondissements de la ville de Montréal du Québec s’appelle Anjou. Leurs armoiries sont les mêmes que celle de l’ancienne province française, avec des feuilles d’érable en plus ! Une petite bulle d’Anjou de l’autre côté de l’Atlantique, incroyable non ? Je me demande s'ils mangent du pâté aux prunes (quoique je n’aie aucune idée de l’âge de cette tradition). Si vous êtes un habitant d’Anjou au Québec et que vous lisez ceci, faites moi un signe, j’aimerais beaucoup faire un article sur votre ville !
 
écrit par Marianne le 27.8.05 | Permalien | 7 petits mots
mercredi 24 août 2005
Fontevraud - Une femme et la fin d'un monde
Moi qui jusqu’ici n’avais jamais été très intéressée par l’histoire de France (ni d’ailleurs, du reste), la découverte de cette région à l’histoire si riche, et de certains sites merveilleux me donne envie d’en savoir plus.
Un de ces lieux magiques est l’abbaye de Fontevraud ; j’y suis venue pour la première fois avant d’habiter à Angers, pour un mémorable concert de la Cantate pour la Paix avec la CFA ; j’en ai gardé un souvenir très agréable et y suis revenue ensuite, pour visiter vraiment l’abbaye dont je n’avais vu que l’abbatiale ; le site est magnifique, et je trouve qu’on arrive assez bien à y imaginer une vie, lorsque l’abbesse régnait sur des dizaines de moines et de moniales et avait autant, voire plus de pouvoir que les évêques.

L'intérieur de l'abbatiale

Récemment je suis tombée sur ce livre à Géant (Oui, je sais, la honte, mais bon après tout pourquoi pas) : Fontevraud, Une femme et la fin d’un monde de Monique Demagny, qui est une biographie un peu romancée de Julie Sophie Gillette de Pardaillan d’Antin, la dernière abbesse de Fontevraud. L’histoire se passe juste avant la révolution française, qui a balayé l’abbaye et une partie de ses gens. Cette histoire, très bien documentée, et racontée de façon simple et vivante, n’est pas l’histoire du cheminement intérieur d’une religieuse ; c’est l’histoire d’une femme au destin exceptionnel, inscrite dans les événements de la France de l’époque ; la vie et la gestion de l’abbaye, quelques visites à la cour du roi, les événements de 1789 et surtout la suite, vus de la province.

Fontevraud - Une femme et la fin d'un monde

Ce qui m’a le plus passionnée dans ce livre, c’est de lire un point de vue non sectaire sur la religion, la façon dont elle était perçue, le pouvoir et l’importance des institutions religieuses avant la révolution, et leur fonctionnement comme une micro-société, où des femmes de très haute noblesse entraient au couvent, non pas comme une punition, ce qu’on imagine maintenant, mais pour en assurer les plus hautes fonctions. Il semble que c’était un moyen de faire une très belle carrière !

Le cloître

Malheureusement pour Madame d'Antin, la sienne a été interrompue par la révolution ; cette révolution qu’on nous montre à l’école comme une aventure merveilleuse, les pauvres et les gueux contre l’oppression des riches et des injustes, un peu « à la Robin des Bois », sans trop insister sur la panique et la misère qui en a résulté. En lisant ce livre on a un aperçu de l’autre côté, l’injustice de la destruction brutale et sans appel d’institutions qui étaient, certes, injustes elles-mêmes puisque la sélection par la naissance existait là comme ailleurs, mais aussi qui étaient garantes d’un certain fonctionnement de la société et au service des plus pauvres. Finalement, comme d’habitude, ce sont eux qui en ont pâti le plus, et lorsque l’abbaye n’a plus été là pour distribuer son aumône et soigner et instruire les gens, qui l’a fait à sa place ?

Panorama de l'abbaye

J’ai encore plus envie de retourner à Fontevraud maintenant, pour pouvoir l’imaginer dans toute sa grandeur, sans regrets mal placés, bien sûr, mais avec un petit pincement au cœur ; ça devait être si beau, si paisible, et si vivant...

PS : encore une fois merci papa pour les photos
 
écrit par Marianne le 24.8.05 | Permalien | 3 petits mots
dimanche 21 août 2005
La nuit des Chimères (2)


Petit tour au Mans pour profiter de la nuit de Chimères dont mon père nous à parlé il y a quelque temps (évidemment depuis j’ai vu des publicités partout !) Il avait plu dans l'après-midi, mais en allant vers le soir le temps avait l'air de se mettre au beau. On a marché un petit moment tranquillement le long de la Sarthe avant d’atteindre le centre ville. Le Mans est une ville plutôt laide, exception faite du centre ville qui est vraiment exceptionnel. Tout en dénivelé et en pavés inégaux, avec des rues étroites et des maisons toutes biscornues qu’on croirait prêtes à s’écrouler. On n’a pas de mal à s’imaginer au Moyen-âge !


Nous avons dîné dans un petit restau très sympathique, La Vieille Porte. Si la ville semblait assez vide quand nous sommes partis, un peu comme Angers en ce moment, ce n'était pas le cas du centre ville ! Visiblement les gens viennent en nombre pour admirer les Chimères, et comme beaucoup de restaurants sont fermés tout le mois, ceux qui restent doivent se frotter les mains ! Celui où nous étions a du refuser du monde plusieurs fois au cours de la soirée, à tel point qu’on se demande si tout le monde a fini par trouver de quoi se sustenter !
Après un bon dîner, nous sommes allés, comme un bon millier d'autres, nous planter devant la cathédrale en attendant le son et lumière qui devait commencer vers 22h30. On était bien dans l’ambiance avec les chimères projetées un peu partout sur le sol et les murs dans les rues, les lampadaires décorés de motifs chimériques et la ville elle-même qui se prête parfaitement à cette mascarade.


Lorsque le spectacle a commencé, tout le monde s’est tu et a levé la tête, et la magie a commencé : un choeur céleste s’élève et des anges apparaissent et disparaissent sur la façade ; ce sont eux qui chantent, on le voit au mouvement de leurs lèvres et à leurs prises de souffle, à tel point qu’on arrive à dire lequel chante quelle voix ! Ils sont remplacés par une troupe d’anges musiciens, qui rentrent les uns après les autres : là encore, pour chaque instrument, on voit un doigté tout à fait crédible, en rythme et en ton, et les prises de souffles régulières de ceux qui jouent des instruments à vent. L’ensemble est d’une netteté et d’un éclat incroyables, et on reste sidéré pendant le quart d’heure que ça dure… Je ne sais pas comment ils font ça, mais je ne peux que dire chapeau bas, aux techniciens comme aux organisateurs, on en redemande !


Nous sommes ensuite descendus aux remparts pour voir l’autre spectacle, magnifique aussi mais moins impressionnant après la cathédrale ; et nous sommes repartis avec l’impression d’avoir réellement vu des manifestations magiques… quelle soirée !
A tout ceux qui veulent en profiter, vous avez encore quelques jours ; mais je vous conseille de réserver le restau !
PS du 27 Août : ma maman me fait remarquer que j'ai qualifié la ville du Mans de laide un peu à l'emporte-pièce. Il est vrai que j'y ai passé une soirée et que je n'en ai vu qu'une toute petite partie, déserte pour cause de vacances, et en travaux à cause du tram ! En fait j'ai dit ça essentiellement pour mettre en valeur la beauté de la vieille ville en comparaison ;-). Toutes mes excuses aux manceaux !
 
écrit par Marianne le 21.8.05 | Permalien | 3 petits mots
mardi 16 août 2005
Saint Jean de Monts
L'océan

Quand on regarde finalement, on est tout près de la mer à Angers, s’est-on dit tout naïvement en regardant notre super nouvelle carte de France accrochée dans le couloir (elle est tombée depuis). On va aller se faire une journée à la plage ! En gros d’ici, pour aller au plus près, on a le choix entre passer par Nantes et aller un peu en dessus ou un peu en dessous, ou bien passer par Cholet pour aller plus au sud en Vendée, vers Saint Jean de Monts. Après avoir un peu hésité, nous avons opté pour la dernière solution, par crainte d’éventuels bouchons à Nantes, et aussi parce que ma chef m’a dit le plus grand bien de Saint Jean de Monts. Il nous a quand même fallu 170 km pour arriver sur la côte ! Cela dit la route est bonne (autoroute neuve jusqu’à Cholet, puis départementale assez neuve aussi) et plutôt sympathique et peu encombrée, tout au moins elle l’était en ce vendredi d’août, veille de pont, en fin de matinée.

Rosalie

Nous avons beaucoup apprécié Saint Jean de Monts ; la ville, malgré les immeubles pas tous ravissants du bord de mer, a une petite ambiance familiale et sympathique, notamment due à la présence de nombreux cyclistes, auxquels le bord de plage est réservé. Il y a aussi de bonnes structures, des panneaux indicateurs très clairs et beaucoup de places de parking. On a trouvé sans problème la plage, et on a pu se garer tout près, à notre grande surprise. La plage est très propre, il y a des toilettes à plusieurs endroits ainsi que des jeux pour les enfants et des parasols en libre service plantés au bord de la plage ! En plus des cyclistes, on voit aussi beaucoup de rosalies, ce qui nous a donné l'occasion de voir un nouveau panneau routier (c’est pas tous les jours !). Ça nous a bien donné envie d’en louer une ; la prochaine fois, c’est sûr, on essaie !

Interdit aux rosalies !

Pour la plage elle-même, il y avait un peu trop de vent pour qu'on puisse en profiter. On a bien essayé de se construire une digue, mais sans pelle c'est pas évident. Il va falloir qu’on s’équipe ! On s’est quand même baladé les pieds dans l’eau, il faisait très beau et bien sûr on a attrapé des coups de soleil. Il n'y avait pas énormément de monde, et encore moins de baigneurs.

La plage

Quand on est repartis, on a vu la queue dans l’autre sens aux ronds points pendant des kilomètres. Pour nous retour tranquille, avec petit arrêt en Vendée à l’entrée de Rocheservière pour acheter de la brioche, à une boulangerie qui a le grand mérite de proposer des toilettes aux touristes de passage (moquez-vous messieurs, mais je suis sûre que ces dames apprécieront l’info :-)). Angers nous attendait ; on était tout fatigués de vent et de soleil, mais ça fait tellement de bien ! C'est vrai que la mer n'est pas si loin après tout, maintenant on a bien l’intention de profiter plus souvent de ce privilège…

PS : les bons plans plage autour de Nantes sont les bienvenus !
 
écrit par Marianne le 16.8.05 | Permalien | 8 petits mots
lundi 15 août 2005
Promenade dominicale
Angers est, paraît-il, une ville modèle en matière de développement durable. D'ailleurs l'ADEME est venue installer son siège ici, enfin juste à côté finalement (sur le plateau de Grésillé), au grand désespoir de notre maire.

On a donc été contents mais pas surpris de voir qu'à Angers, on triait les ordures. C’est bien la moindre des choses, pour une ville modèle ! On avait bien pris l’habitude de nos grands sacs en plastique jaunes à la madeleine, (avec des règles de tri légèrement différentes de celles que je connaissais à Bagneux ou à Schiltigheim). Mais ici, quelques centaines de mètres plus loin, le progrès n’est pas encore arrivé.

Ben quoi, je peux promener ma poubelle, non ?

Pour trier ses ordures, il faut aller jusqu’au point TOM, qui se résume à trois containers souvent trop pleins à l’autre bout de la résidence, c'est-à-dire environ 200 m. Ça nous fait une petite promenade dominicale (je sais pas vous, mais nous on a une poubelle d’abondance, qui se remplit à toute allure sans qu’on sache comment !), sympa pour l’instant tant qu’il fait beau... Je vous laisse imaginer comme on a l’air fin à se balader avec notre poubelle le dimanche matin (surtout quand, en plus, on se prend en photo :-)). Et encore heureux qu’on ait un diable sinon ça serait bien trop lourd !

Alors, ça, ça va où ?

Enfin, c’est déjà pas mal, Angers ne s’est pas faite en un jour, comme on dit. Mais b... on aimerait que ça aille plus vite !
 
écrit par Marianne le 15.8.05 | Permalien | 3 petits mots
dimanche 14 août 2005
Norig au cloître Toussaint
Quelques photos du concert de Norig au cloître de l'abbaye Toussaint jeudi.
Pas de coup de foudre pour le concert (musique tzigane) cette fois-ci, mais le décor est vraiment somptueux. On était assez haut sur les gradins, il faisait beau, et on voyait le ciel... c'était chouette. Bon, le confort des sièges, assez moyen évidemment, mais ça vaut le coup, surout pour le prix modique de ces concerts ! Apparemment il reste des places pour les prochains concerts. Courez-y !





 
écrit par Marianne le 14.8.05 | Permalien | 3 petits mots
vendredi 12 août 2005
La nuit des Chimères
Une fois n'est pas coutume, ce billet n'a pas été écrit par moi mais par mon papa, qui habite au Mans, ville amie. Savourez... (J'ai dû enlever quelques photos pour des raisons d'encombrement)

"Au Mans, on a vu fleurir des affiches parlant de La nuit des Chimères, qui se tient en Août dans le vieux Mans. Alors, un soir, j'ai pris mon appareil photo, et je suis parti me promener à la tombée de la nuit. Il faisait doux et encore un peu lumineux. La vieille ville se profilait en haut de la colline, et les quais étaient tranquilles comme ils ne peuvent l'être qu'au mois d'août.

À la tombée de la nuit, des formes, des dessins et des musiques ont commencé à apparaître sur les murailles anciennes (certaines parties datent de l'époque romaine).








Évidemment, vous ne pouvez pas entendre les musiques, ni voir les animations, mais c'est un quart d'heure magique.

Je suis rentré me coucher, déjà tard, alors que ça ne faisait que commencer. Deux soirs plus tard, je suis revenu dans une autre partie de la ville. La Cathédrale Saint Julien était illuminée.
J'approchais quand tout s'est éteint, et que là aussi, la façade a commencé à s'animer :
Des images de saints, d'anges et de démons


Et des images de livres


Une autre soirée magique. J'y reviendrai, sans doute cette semaine, pour voir s'il y a d'autres animations que je n'ai pas encore vues."

Je trouve l'idée merveilleuse, et je suis étonnée qu'ils n'en aient pas fait davantage de publicité (ou alors c’est moi qui vis comme une ermite). M'est avis qu'on va rendre une petite visite à mon père très bientôt, nous ;-) !
 
écrit par Marianne le 12.8.05 | Permalien | 5 petits mots
mardi 9 août 2005
Pâté aux prunes
Sur le conseil de Mathieu, nous avons testé le pâté aux prunes, une spécialité angevine que nous ne connaissions pas encore. Pour les non-initiés, le pâté aux prunes n’est pas du tout un pâté mais plutôt une tourte sucrée, et se mange en dessert.
Après avoir fait une petite enquête, on s’est aperçu qu’en fait on en avait déjà vu, sans réaliser que c’était une spécialité du coin. Xavier en avait même pris un à la cantine et avait pesté intérieurement contre le type qui avait oublié d’enlever les noyaux dans cette tarte :-).


Nous avons donc acheté un pâté aux prunes à notre boulangerie habituelle. Ce n’est pas un gâteau très cher comparé aux autres pâtisseries. J’ai été étonnée par son poids ; non seulement c’est très épais, mais la pâte est remplie de jus de prunes, que j'ai d'abord pris pour de la crème ! À ma grande surprise ce n’était pas trop difficile à couper ; par contre tout le jus coule partout et une fois entamé le pâté n’est plus très présentable.


Nouvelle surprise à la dégustation : je m’attendais à un gâteau plutôt lourd ; en fait comme il est composé essentiellement de prunes (il n'y a pas de crème à l'intérieur) il n’est pas lourd du tout ! Au contraire, bien frais, c’est un dessert d’été parfait. C’est un peu déroutant d’y trouver les noyaux mais j’imagine que ça donne bon goût. Les prunes sont des reines-claude, délicieuses ; j’en ai toujours mangé dans le sud-ouest mais j’ignorais qu’on en trouvait par ici aussi. Il semble qu’on trouve des pâtés aux prunes toute l’année, j’imagine que les prunes sont congelées pour servir en hiver. La pâte est également délicieuse, sucrée mais pas trop, et pas du tout détrempée comme on pourrait le croire en voyant tout ce jus. Je me demande s’il y a un secret pour la rendre étanche ! Nous n’avons pas réussi à déterminer si c’était une pâte feuilletée ou briochée, peut-être un intermédiaire.


Nous nous sommes tous resservis et avons mangé à quatre ce gâteau prévu pour six. Un régal ! En plus, en cherchant des renseignements sur le pâté aux prunes j’ai trouvé un site très sympa avec plusieurs recettes de cuisine fort alléchantes, dont celle du pâté aux prunes, que j’espère bien essayer bientôt, mais aussi celle d’une bûche de Noël au chocolat et au Cointreau... miam !!
Merci beaucoup Mathieu pour ce bon plan, si tu en as d’autres comme ça n’hésite pas !
 
écrit par Marianne le 9.8.05 | Permalien | 17 petits mots
jeudi 4 août 2005
La Tapisserie de l'Apocalypse
La tapisserie de l’apocalypse… qu’est ce que c’est que ce machin, je vous entends d’ici, sûrement un vieux morceau de carpette décolorée accroché à un mur… si c’est ce que vous pensez, je vous engage à venir faire un tour au château d’Angers (le meilleur est à l'intérieur !), je vous promets que vous n’avez jamais rien vu de pareil !!

La galerie de l'Apocalypse


En entrant dans la salle, vous serez épaté par la taille ; et encore, vous n’en voyez que la première partie. Cette photo sans flash ne fait pas honneur à la tapisserie, mais elle vous permet de vous rendre compte de l’énormité de la chose : 6 m de haut sur une centaine de mètres de long, et encore il en manque des morceaux ! À la fin de la visite, on a mal au cou ! Heureusement, la salle possède des bancs ; vous pouvez donc vous munir de votre bible et faire votre propre interprétation tranquillement !

La Mort sur son cheval pâle


Cette tapisserie, qui date du XIVème siècle, a coûté à l’époque l’équivalent de 500 000 euros ! Pour le reste, je vous passe les détails ; vous trouverez ça dans n’importe quel bon guide, ou chez David. Elle a été perdue pas mal de temps, certains morceaux ont servi de couverture aux vaches et aux chevaux en hiver, elle est donc incomplète et passablement abîmée à certains endroits. Les scènes représentent l’apocalypse de Saint Jean (le dernier livre du nouveau testament), et à moins d’être vous-même spécialiste du sujet, je vous recommande de suivre la visite guidée si vous voulez comprendre ce que vous voyez. Si vous le faites armez-vous quand même de patience ; le guide décortique les 70 tableaux et ça finit par être long puisque tous les événements vont par 7.

Le diable à sept têtes


Même sans faire la visite guidée, vous serez émerveillé par les détails, la complexité et la beauté de cette tapisserie. Rendez-vous compte qu’il a fallu un métier à tisser (ou plusieurs) de 6 mètres de large ! De plus, mais vous ne le verrez pas pendant la visite, la tapisserie est sans envers, car tous les nœuds ont été faits au milieu ; en réalité l’envers est donc tout aussi beau, et bien mieux conservé que l’endroit. Ca a permis de retrouver les couleurs d’origine, qui étaient vives et lumineuses. D’ailleurs cette tapisserie servait de décoration pour des grandes occasions, par exemple des mariages.

Les myriades de cavaliers


Si vous voulez admirer les couleurs magnifiques de la tapisserie, je vous conseille vivement le livre L’envers et l’endroit édité par les Images du patrimoine. Vous pouvez le trouver à l’office du tourisme, il n’est pas donné (33,50 euros), mais très beau et comporte de précieuses explications sur le contenu de la tapisserie comme sur son histoire. Toutes les photos de la tapisserie de ce billet sont en réalité des photos de ce livre.

L'envers & l'endroit

Enfin, si vous avez aimé, traversez la Maine et allez voir le Chant du Monde, une tapisserie faite au XXème siècle par Jean Lurçat et exposée au musée du même nom, qui est un écho moderne à la tapisserie de l’apocalypse. Vous ne saviez pas qu’il existait des tapisseries modernes ? A vrai dire moi non plus ; celle-ci est moins grandiose que l’ancienne, mais absolument magnifique. J’espère pouvoir en faire une visite guidée un de ces jours pour découvrir tous les symboles qui y sont cachés...
 
écrit par Marianne le 4.8.05 | Permalien | 4 petits mots
mardi 2 août 2005
Des nouvelles de mon balcon

Comme vous le savez après avoir lu mon précédent billet sur la jardinerie Clause, depuis 3 semaines, nous sommes les heureux propriétaires d’un pied de tomates cerises que nous regardons rougir avec amour. Il y en a même deux de plus que quand on l'a acheté !

Les tomates cerises

Les 6 tomates ont l’air de bien se porter, et hier était un grand jour, puisque nous avons pu déguster la première. Bon certes, ça fait un peu maigrichon comme hors d’œuvre… mais quel régal ! Une petite tomate tiède, bien juteuse et bien goûteuse, mmmmmhhhhh

Notre première tomate !

Bon, il vaut mieux qu’on profite des tomates parce que la menthe et le basilic n’ont pas eu le même succès… snif !

L'ex-menthe et l'ex-basilic

Quant aux fleurs de la jardinière, je me suis décidée un peu tard à les repiquer, j’en ai jeté deux et je pense que les 6 autres ne survivront pas toutes.

Apparemment même le soleil angevin est trop fort pour ces petites choses. Pourtant j’ai vu que des gens en avaient dans le coin, alors, on n’a pas du faire ce qu’il fallait… peut-être qu’il ne faudrait pas accrocher la jardinière à la rambarde mais la poser par terre pour qu’elle soit un peu à l’ombre… si quelqu’un a des conseils…
Quand je vois le basilic de ma mamie à côté, ya de quoi être jalouse !! Et pourtant le sien aussi il est dehors au soleil ! C’est vraiment trop inzuste !

Le basilic de mamie

Depuis, nous avons également planté des salades, en importation directe du jardin de ma tante, Sauboires, Gers, livraison express en voiture spéciale par mes parents.
Plantées samedi matin dans de la terre du Nord mélangée à des restes de terreau, et arrosées tous les soirs suivant les conseils avisés de ma tante, les salades n’ont pas l’air de tenir la forme olympique. Pourtant elles sont à l’ombre et il ne fait pas très chaud ; mais d’après ma maman il est encore trop tôt pour émettre un pronostic vital, alors tout espoir n’est pas perdu !

La salade

Je ne manquerai pas de vous en donner des nouvelles ! Je crois que nous avons encore quelques progrès à faire en matière de jardinage...
 
écrit par Marianne le 2.8.05 | Permalien | 12 petits mots
lundi 1 août 2005
Petit tour au château d'Angers
Je vous propose un petit tour en photos au château d’Angers.

Le château d’Angers, contrairement aux autres châteaux de la Loire, est une énorme forteresse médiévale tout ce qu’il y a de plus imposante, mais pas du tout élégante.
De l’extérieur, on voit des gros murs, les 17 tours, et les jardins au fond des douves. A l’intérieur on imagine des vieilles pierres...

Mais il n’en est rien ! Le château a toujours été utilisé, et a été modifié selon les besoins au fur et à mesure des époques. A l’intérieur on trouve donc des constructions d’un peu tous les styles, dont je ne vous raconterai pas toute l’histoire pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte, mais que je voudrais vous donner envie de voir avec ces quelques photos.

On y trouve, en vrac :
Un châtelet renaissance construit en trompe l’œil pour avoir l’air symétrique depuis l’entrée du château ;

Châtelet

Une chapelle où on peut se marier ;

Chapelle

Une galerie fermée de laquelle les ducs et duchesses pouvaient observer les jeux et pièces de théâtre donnés dans les jardins et peut-être se bécoter dans les coins ;

Promenade fermée (au premier étage)

De magnifiques jardins, avec des bougies accrochées un peu partout… j’aimerais bien faire une visite aux chandelles ! Je sais que ça se fait ailleurs, par exemple à Vaux-le-Vicomte, ça pourrait être très poétique, et probablement un peu flippant, brrr...

Jardins

Volière et fleurs

Une vigne (je me demande si on en fait du vin… le raisin n’avait pas une mine magnifique) ;

La vigne du château

Et enfin la galerie où est conservée à l’abri de la lumière et des changements de température la tapisserie de l’apocalypse, dont je parlerai plus longuement une prochaine fois.

Galerie de la tapisserie
J’espère que vous avez apprécié la visite de cette (autre) petite bulle de tranquillité au milieu de la ville, à deux pas de l’autoroute (qu’on devrait entendre beaucoup moins quand le contournement sera terminé). Curieusement, comme vous pouvez le constater sur les photos, ce samedi matin de juillet, il n’y avait pas beaucoup de touristes. Juste quelques promeneurs profitant du soleil et des jardins.

Si vous en avez le temps, et pour découvrir tout ça beaucoup mieux, je vous recommande la visite guidée, qui est très complète et gratuite, 4 ou 5 départs dans la journée pour la VF. Ensuite un petit tour sur les remparts pour admirer la vue sur la cathédrale, et vous aurez passé une merveilleuse demi-journée au cœur d’Angers.

Manou et moi, vue de la tour du moulin sur la cathédrale



Vue de la tour du moulin sur la Maine

J’envie les riverains, qui peuvent se prendre un abonnement pour la modique somme de 15 euros l’année et venir y flâner tous les dimanches. Les enfants doivent y faire de merveilleuses parties de cache-cache !
 
écrit par Marianne le 1.8.05 | Permalien | 5 petits mots